« Yann Redor est un marcheur. Un marcheur perpétuel. En ville, on peut le rencon-trer, vif, presque gambadant, entre les métros, les places de marché, les couloirs des bureaux. Dès qu'il le peut, il file dans la nature et le plus souvent c'est sur la montagne qu'il ancre ses pieds. Il marche tantôt seul, tantôt avec des compagnons de rencontre, tantôt avec sa famille. Il a choisi, ici, de nous emmener en voyage dans quelques îles qu'il a arpentées en 2015, seul ou avec l'une de ses filles : en Crète, à la Réunion et à Madère... ... Yann Redor est un passeur. Il écoute, il regarde, il sent, il touche, il goûte, il est avide d'apprendre et de partager. Il pose pour nous des petits cailloux sur le bord de la route et il nous élève au sommet des crêtes pour que nous nous interrogions avec lui. Sud sud ouest deux rapaces jouent à voler leur nom aussi m'échappe Et si, à la presque fin d'un voyage, en écho aux nouvelles du monde, il écrit : Novembre qu'il m'est facile de haïr Nous avons peine à le croire car, tout au long de notre lecture, il nous a prouvé le contraire. »